Coliques du nourrisson – inconfort et troubles digestifs

coliques ostéopathe villeurbanne

Au sens médical, on parle de coliques quand un nourrisson (entre 0 et 4 mois) pleure plus de 3 heures par jour, plus de trois jours par semaine et que cela dure plus d’une semaine. D’autre part, avant de parler de coliques, il faut avoir éliminer des pathologies qui peuvent avoir des symptômes en commun (sténose du pylore, invagination intestinale aigue, RGO pathologique, allergie aux protéines de lait de vache, infections…). Il est à noter que les coliques n’ont pas de répercussions sur l’appétit du bébé et donc sur sa prise de poids, contrairement à une pathologie médicale.

Les coliques du nourrisson peuvent commencer dès la sortie de la maternité, souvent plutôt à partir de 15 jours de vie, et s’estompent généralement vers 3 ou 4 mois, avec parfois une apogée entre 6 et 8 semaines. Elles touchent environ 20 à 50% des nourrissons selon les études.

Elles sont caractérisées par d’importantes crises de pleurs, survenant principalement le soir (les bébés relâchent leurs émotions de la journée, et le rythme jour/nuit se mettrait en place à ce moment là). Le bébé est rouge, il a les poings serrés, ses jambes sont repliées sur son ventre, et il est difficile de le calmer.

Ces pleurs peuvent être dus à plusieurs éléments :

– les bébés peuvent avoir une dysbiose c’est-à-dire une altération de l’équilibre bactérien de la flore intestinale.

-certains bébés peuvent avoir une « hyperactivité intestinale », favorisant les coliques.

– l’installation du sommeil comme expliqué plus haut

– le besoin d’être rassuré, bercé (les pleurs sont un moyen d’expression du nourrisson)

-une consommation de tabac ou d’alcool chez la maman qui allaite (ou tabagisme passif également)

-un environnement stressant

Par ailleurs, selon les études, les coliques du nourrisson seraient aussi fréquentes qu’il s’agisse de bébés nourrit au lait maternel ou artificiel. En pratique, nous constatons personnellement moins de cas au lait maternel.

 

Conseils pratiques en cas de coliques

– Bercer bébé doucement (SANS LE SECOUER) et gardez le au calme

– Le mettre sur le ventre lors des temps d’éveil (sur l’avant-bras par exemple) et sous votre surveillance

– Lui masser le ventre délicatement autour du nombril dans le sens des aiguilles d’une montre (sens du transit dans le colon), et lui replier doucement les jambes sur l’abdomen (tout cela plutôt en dehors des pleurs, car pendant les crises il ne se laissera pas faire)

– L’homéopathie et la phytothérapie (calmosine, probiotiques)

– Surveiller l’alimentation et l’hygiène de vie pour la maman qui allaite

– Garder bébé dans une atmosphère calme et apaisante

– Garder toujours son calme, ne pas crier sur l’enfant, ou s’énerver (même si nous savons bien que les pleurs peuvent être difficilement supportables pour certains parents fatigués), car cela ne peut qu’empirer la situation.

 

L’ostéopathie

Les coliques sont, comme nous l’avons dit, physiologiques chez certains bébés. Cependant, des facteurs mécaniques (tensions au niveau de l’abdomen notamment) peuvent favoriser les coliques, ou les augmenter.

Nous allons donc, par des mobilisations douces, relâcher les tensions au niveau de l’abdomen, mais aussi au niveau du crâne, du thorax, de la colonne vertébrale, du bassin…afin que bébé soit le plus confortable et détendu possible.

Par exemple, le bassin peut être bloqué à cause d’une position intra-utérine particulière ou à cause d’un accouchement difficile, et cela peut entrainer des tensions sur les intestins. Cela peut également expliquer certaines constipations chez les enfants.

Les coliques sont un motif de consultation très fréquent en ostéopathie, et nous pouvons à la fois limiter grandement l’inconfort de votre bébé, comme stopper complètement les coliques, en 1 ou 2 séances, tout dépend des cas.

Pour tous renseignements, n’hésitez pas à nous contacter (cf Onglet « Contact« ).