PREVENTION

 

La prévention tient une place essentielle dans notre vision de la santé.

Malheureusement, trop peu de patients (voire même de professionnels) ont réellement conscience de l’intérêt de la prévention et son impact sur la santé. En France, le système de santé semble très attaché à soigner les personnes « malades », ce qui est évidemment indispensable, mais pensons-nous suffisamment à maintenir les personnes en bonne santé, afin d’éviter qu’elles deviennent « malades »?

Ne serait-ce pas cela la clé pour éviter bons nombres de problématiques de santé publique?

Assurément.

L’arrivée de la pensée épigénétique bouleversera peut-être les pratiques, espérons-le en tout cas.

Qu’est-ce que l’épigénétique veut dire?

Que l’impact de l’environnement sur la santé est bien plus important qu’on ne le pensait jusqu’à il y a quelques années. C’est ainsi qu’une mauvaise alimentation, le stress, les polluants, les mauvaises postures, la sédentarité, le tabac, l’alcool, les drogues au sens large…sont autant de facteurs susceptibles d’altérer la santé des individus…et de leur descendance.

La prévention commence donc dès la naissance et passe par un contrôle et une attention à tous ces facteurs, ces perturbateurs endocriniens, qui ont un réel impact sur notre santé.

L’ostéopathie dans tout ça?

Selon nous, l’ostéopathie doit aussi penser au côté préventif (et donc non seulement curatif), et cela passe par des conseils appropriés (postures, alimentation, activité physique…) aux besoins de chaque patient, et par des consultations régulières chez l’ostéopathe, au même titre que chez le dentiste ou l’ophtalmologue…

Prenons des exemples concrets :

-le cas du sportif :

Les sportifs, qu’ils soient occasionnels ou réguliers, imposent à leur corps une charge de travail parfois importante, et celui-ci subit des micro-traumatismes répétés au fur et à mesure de la pratique du sport. C’est ainsi que certains muscles peuvent devenir hypertoniques (ou « raids » en langage populaire), et certaines articulations devenir hypomobiles (ou « bloquées »), sans que cela ne crée de douleurs ou de blessures…du moins au début. Ce n’est parfois qu’au bout d’un certain temps que les douleurs et/ou blessures apparaissent, à cause de ces micro-traumatismes, qu’un ostéopathe (et parfois un kinésithérapeute également) doit être capable de déceler avant qu’ils ne deviennent problématiques. Ainsi, une cheville bloquée pourra par exemple entraîner une tendinite d’achille, ou alors favoriser une entorse…

Une consultation préventive (= sans avoir de douleur particulière) chez un ostéopathe peut donc s’avérer bien utile.

– le cas du nourrisson :

Que ce soit lors de la vie intra-utérine (dans le ventre de sa maman), ou lors de l’accouchement, le bébé subit des contraintes mécaniques, qui si elles sont trop importantes, vont l’obliger à prendre des positions particulières. C’est notamment ce qui amène aux plagiocéphalies positionnelles, de plus en plus fréquentes de nos jours. En effet, du fait des contraintes, certains bébés vont tourner préférentiellement leur tête d’un côté, notamment en position allongée sur le dos, et c’est ainsi que petit à petit (dans les premières semaines de vie), les parents vont voir apparaître des déformations crâniennes (arrière de la tête plate, front proéminent…) que l’on ne pensait sans conséquences…et qui pourraient bien entraîner des troubles dans le développement de l’enfant (ORL, mastication, apprentissage…).

Comment prévenir cela en ostéopathie? En relâchant les zones sous tension (et ce le plus tôt possible, dans le premier mois dans l’idéal), et en donnant des conseils appropriés aux parents, afin que la tête du bébé puisse bien tourner des deux côtés.

Et il y a encore bien d’autres exemples qui témoignent de l’intérêt de la prévention (au sens large, pas que au niveau ostéopathique) dans le système de santé…

En espérant que ceux-ci vous auront déjà convaincus de l’intérêt de la prévention pour préserver votre santé et celle de vos enfants, que ce soit à travers l’ostéopathie ou d’autres disciplines…